Barbe bleue – Amélie Nothomb

 

9782226242969

Quatrième de couverture

« La colocataire est la femme idéale »

 

 

Mon avis :

Je me suis régalée avec ce nouveau nothomb qui est un très grand cru. Oui c’est court mais je n’ai rien à ajouter sauf que cette lecture fût génial, un régal nothombien, vivement le prochain !!!

 

 

 

Le Barbe Bleue de Charles Perrault http://clpav.fr/lecture-barbe.htm

 

 

 

Rentrée littéraire 2012 : Amélie Nothomb réinvente Barbe Bleue http://www.francetv.fr/culturebox/rentree-litteraire-2012-amelie-nothomb-reinvente-barbe-bleue-106367

Par Anne Brigaudeau

1992 – 2012 : vingt ans après « Hygiène de l’assassin », Amélie Nothomb publie le 22 août son 21e roman, « Barbe bleue ». Une réécriture de son conte préféré avec un implacable face-à-face entre don Elemirio Nibal y Milcar, 44 ans, grand d’Espagne et Saturnine, 25 ans, sa dernière co-locataire (les autres ont disparu). Tension garantie.

 

 

Depuis deux décennies, Amélie Nothomb, aussi ponctuelle qu’un coucou suisse, donne fin août le coup d’envoi de la rentrée littéraire en publiant son nouveau roman. Vingt ans que les critiques s’interrogent sur le cru de l’année (à l’aune de l’étalon-or, « Stupeur et tremblements »). Vingt ans que le public, plus fervent, en redemande : Albin Michel, auquel la romancière belge est fidèle depuis ses débuts, parle de 15 millions d’exemplaires vendus en vingt ans.

 

Que vaut donc ce Barbe bleue à la sauce 2012 ? Sec, âpre et coloré, il passe avec succès, selon L’Express, le test de la page 99. Page dans laquelle l’héroïne, Saturnine, se demande quel secret terrifiant se cache dans la chambre noire dans laquelle son logeur et co-locataire lui a interdit de se rendre.

 

Ce logeur est à lui seul un poème : pour renouveler Perrault, Nothomb a créé comme tueur d’épouses un archaïquissime personnage, comme elle seule sait les inventer.

 

Un Barbe Bleue grand d’Espagne et défenseur de l’Inquisition

 

Grand d’Espagne, Don Elemirio Nibal y Milcar vit en exil en France parce qu’un de ses ancêtres avaient traité Franco de gauchiste, insulte mal perçue par le Caudillo.

 

Ce nostalgique de l’Inquisition habite dans le 7e arrondissement -un des plus chers de Paris. et, curieusement puisque sans nécessité, sous-loue une partie de son appartement. Une à une, il épouse ses colocataires, à qui il interdit de visiter la « chambre noire » dans laquelle il développe ses photos. Une à une, elles disparaissent.

 

Saturnine, la dernière arrivée et l’héroïne du livre, brisera-t-elle la malédiction ? Réponse en 170 pages qui se lisent, comme toujours, d’un trait et en deux heures. On y retrouve l’écriture fluide et les obsessions de l’auteur, meurtre maniaque et goût du champagne, dialogue au rasoir et joutes verbales . Et ces formules fulgurantes qui rachètent la sécheresse conceptuelle. Citons celle-ci, qui pourrait doucher tant d’artistes : « Tous les photographes sont autistes. S’ils en étaient conscients, ils nous épargneraient bien des vernissages ». Amélie Nothomb ou l’élégance de l’auto-dérision.

 

« Barbe Bleue » Amélie Nothomb (Albin Michel, 16,50 euros). Sortie également en Audiolib.

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