Les enfants d’Elisabeth – Hélène Legrais

41BrKmPlRjL__SY300_Editions Presse de la Cité

315 pages

 

Quatrième de couverture (source fnac.com)

De 1939 à 1944, à la maternité d’Elne, dans les Pyrénées-Orientales, le combat exceptionnel d’une jeune bénévole suisse pour sauver des enfants d’une mort certaine…

A partir de 1939, des réfugiées espagnoles, juives et tziganes sont parquées dans des camps d’internement où les conditions de vie sont effroyables. Pour celles qui sont enceintes, l’angoisse de perdre leur enfant est un pas de plus vers l’horreur.
Volontaire du Secours suisse aux enfants, Elisabeth Eidenbenz arpente inlassablement ces «prisons à ciel ouvert» pour accueillir les femmes épuisées à Elne, dans une maternité de fortune qu’elle a créée. Là, loin du chaos ambiant, ses protégées peuvent accoucher décemment.
Arrive Teresa, rebelle espagnole meurtrie par l’exode. Entre la future mère et la jeune Suissesse se noue une amitié profonde. Comment quelques femmes, toutes dévouées à l’action d’Elisabeth, vont-elles cinq années durant faire de cet endroit un havre de paix et de résistance malgré la menace nazie ?

Un roman poignant et généreux, fondé sur une histoire vraie, qui éveille les consciences quand solidarité et engagement sont plus que jamais des mots d’actualité.

Extrait du livre :
Témoignage de Guy Eckstein, né à la maternité d’Elne

Le livre que j’ai ici l’honneur de préfacer parle d’une femme qui a sa place parmi les plus grands modèles d’humanité. Elle s’appelle Elisabeth Eidenbenz et elle est restée pendant la plus grande partie de sa vie presque inconnue. Et pour cause, s’il est un mot qui qualifie son attitude, c’est bien la discrétion. Et pourtant…

Ame généreuse et citoyenne du monde, cette fille de pasteur suisse, institutrice de son état, n’a que vingt-quatre ans lorsqu’elle part pour l’Espagne s’occuper des enfants pris dans la tourmente de la guerre civile. Et elle a vingt-six ans lorsque, au printemps 1939, Franco étant vainqueur, un demi-million de républicains passent les Pyrénées. C’est alors qu’elle met sur pied, avec l’aide de fonds privés émanant d’organisations humanitaires suisses, à Elne, dans les Pyrénées-Orientales, une maternité de fortune sous l’égide du Secours suisse aux enfants victimes de la guerre. Cela afin d’accueillir les réfugiées espagnoles sur le point d’être mères, regroupées par les autorités françaises, dans les pires conditions d’inconfort et de promiscuité, dans les camps du littoral du Roussillon. Bien qu’elle n’ait au départ aucune connaissance spécifique en obstétrique et en pédiatrie, elle va, sans désemparer, bénévolement, et pour le plus grand bonheur de ses pensionnaires, remplir son rôle de directrice de la fin de 1939 jusqu’en avril 1944.
Au milieu des privations et de la barbarie, la maternité suisse d’Elne devient alors, grâce au dévouement et au courage lucide d’Elisabeth, un îlot de paix certes relative, mais à tout le moins un lieu de don et de générosité.
Quelque six cents enfants y sont nés, d’abord des réfugiés espagnols, ensuite des Juifs et des Tziganes : tous des «indésirables», comme on les appelait alors, qu’Elisabeth Eidenbenz a ainsi, avec opiniâtreté, tenus à l’écart des camps de la mort.

 

Mon avis

Le seul point négatif du livre même si ce n’est pas totalement négatif non plus, est que le titre est « les enfants d’Elisabeth » et je m’attendais à en apprendre beaucoup sur elle, me sentir très proche alors qu’en fait c’est de Teresa que je me suis sentie proche, c’est surtout elle que l’on suit dans le livre, ses pensées, ses émotions, ses combats. C’est un peu dommage quand même, peut-être que l’auteur n’a pas souhaité trop mettre en avant Elisabeth mais les femmes qui évoluaient autour d’elle.

Quoiqu’il en soit ce livre est très bien écris, il est un témoignage de courage et d’humanité dans un monde d’inhumanité. Je savais que les plages des Pyrénées Orientales avaient été témoins de drames, qu’il y avait eu des camps, des panneaux étant là sur la promenade pour le rappeler aux promeneurs. Mais je ne m’étais pas imaginée toute l’horreur qu’avait vécu en premier lieu des espagnols fuyant le régime et les persécutions de Franco et d’autre part des juifs. Les conditions effroyables dans lesquels ils essayaient de survivre.

Ce livre est difficile à lire au point de vu émotionnel, terrifiant !

Un roman/document à lire absolument pour savoir et ne pas oublier

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