Ah ! Solange si tu savais…. – Claire Guillaume

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Editions Les nouveaux auteurs

228 pages

 

Ce livre m’a été envoyé par logoque je remercie.

 

Résumé

Une grande saga familiale qui commence en 1890 et qui a pour décor le berry. Deux familles autant attachantes l’une que l’autre. L’amour, la mort, la haine, l’honneur, la vie tout simplement, voilà ce qu’est ce roman.

 

Mon avis :

En recevant ce roman j’ai été un peu rebuté par le titre. Cependant, dès les premières pages, je suis tombée sous le charme de l’écriture de l’auteur et des protagonistes du livre. Ce livre est captivant, cela fait une semaine que je l’ai fini et j’en garde une certaine nostalgie. Les personnages sont très vite attachants, le rythme est soutenu, l’écriture aérée, fluide, très agréable pour le lecteur. Ce roman est un mélange de roman de terroir, de roman historique et de roman sentimental bien que « sentimental » puisse avoir un côté péjoratif un peu trop roman à l’eau de rose mais ici il n’en est rien de tout, c’est un roman de vie, de plusieurs vies qui se croisent, s’aiment, se détestent. J’ai passé un excellent moment de lecture, merci pour cette découverte qui est pour moi un coup de coeur !!

J’ai apprécié de suivre les deux familles au fil des générations et des évènements historiques. j’ai apprécié de vivre à travers elles l’évolution culturelle et technologique. J’ai apprécié tout particulièrement l’humanité des personnages, le réalisme de leur vie, le côté terroir mais pas trop du roman ainsi que certaines valeurs de vie et les émotions très biens décrites.

Les personnages sont tous très attachants et touchants aussi bien dans leurs qualités que dans leurs défauts.

Ce roman est classé en roman sentimental, je trouve pourtant que le thème du livre est plus la saga familiale et le roman de terroir. j’ai fortement apprécié ces deux thèmes.

Un style fluide qui emporte le lecteur à travers le temps et l’espace.

Qui touche à mon corps je le tue – Valentine Goby

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Editions Folio

137 pages

 

Lecture commune mai/juin du forum Partage Lecture

 

Quatrième de couverture(source amazon)

 

Marie G. faiseuse d’anges, dans la cellue, condamnée à mort.

Lucie L. femme avortée, dans l’obscurité de sa chambre

henri D. exécuteur des hautes oeuvres, dans l’attente du jour qui se lève.

De l’aube à l’aube, trois corps en lutte pour la lumière, à la frontière de la vie et de la mort.

 

Mon avis :
Les mots écrits par Valentine Goby nous entraînent dans une farandole lugubre. Trois vies, trois êtres humains, un homme, deux femmes, leurs destins sont liés.

 

J’ai extrêmement apprécié cette lecture, en fait « Qui touche à mon corps je le tue » est un coup de coeur. J’ai découvert un auteur et continuerais à la lire.

Ce roman fait parti des livres qui vous enchaînent lors de la lecture, qui vous plonge dans la vie et surtout dans les pensées les plus profondes des protagonistes.

 

J’ai eu parfois les larmes aux yeux en lisant ces faits si durs, des mots qui tombent tel un couperet !

 

Lucie, Marie et Henri sont si maltraités par la vie, ils se croisent dans la mort, la douleur et le désespoir.

 

Ce livre est terriblement noir, aucune lueur d’espoir. Une société qui condamne, un arrière plan historique cruel.

 

« Qui touche à mon corps je le tue » est divisé en cinq partie : l’aube, midi, 16 heures, 22 heures, l’aube. Le livre se déroule donc sur vingt-quatre heures, il se clôturera par l’aube fatidique que Lucie espère, que Marie redoute et que Henri appréhende.

 

J’ai particulièrement aimé, non, j’ai adoré le style de l’auteur. Les phrases longues mettent tellement en évidence la douleur morale et physique de chacun.

J’ai aimé la manière dont l’auteur a su retranscrire les différentes douleurs , les trois douleurs qui appartiennent à son propre personnage.

 

Cette lecture a été très forte émotionnellement et un excellent moment de lecture.

 

Une lecture douloureuse qui nous immerge au tréfond de l’âme humaine. Ce livre qui n’est que douleur et il est passionnant.

 

Ma note 10/10

L’été tous les chats s’ennuient – Philippe Georget

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Editions Jigal 337 pages
2009

LU DANS LE CADRE DE L’OPERATION MASSE CRITIQUE

UN GRAND MERCI A BABELIO ET AUX EDITIONS JIGAL pour cette belle découverte littéraire

Quatrième de couverture
C’est l’été, il fait chaud, les touristes sont arrivés et au commissariat de Perpignan, Sebag et Molina, flics désabusés rongés par la routine, gèrent les affaires courantes sans grand enthousiasme. Mais bientôt une jeune Hollandaise est sauvagement assassinée sur une plage d’Argelès et une autre disparaît sans laisser de traces dans les ruelles de la ville. Sérial killer ou pas, la presse se déchaîne aussitôt ! Placé bien malgré lui au centre d’un jeu diabolique, Sebag, à la merci d’un psychopathe, va mettre de côté soucis, problèmes de cœur et questions existentielles, pour sauver ce qui peut l’être encore ! « Elle attend sans joie, patiente et succombe. La maison de pierre deviendra sa tombe. Qui fait quoi, qui attrape qui ? Qui est le chat, qui est la souris ? »

Mon avis
Je me suis régalée avec ce polar dont je ne connaissais pas l’auteur, c’est la quatrième de couverture qui m’a attirée, lorsque je l’ai choisi pour l’opération masse critique de Babelio, parce que j’aime beaucoup la région où se déroule le roman.

Nous sommes dans les Pyrénéens Orientales, à Perpignan, Argelès, nous découvrons aussi d’autres lieux de la région : Canet, Castelnou et le fameux Canigou.

Ce livre n’est bien sûr pas qu’une visite touristique de cette magnifique région entre mer et montagne mais aussi et surtout une captivante intrigue policière.

Le ravisseur d’une jeune hollandaise joue au jeu de piste avec les enquêteurs et aussi avec le lecteur. J’ai beaucoup aimé la façon dont a été écris ce roman, j’avais le sentiment de mener l’enquête avec l’inspecteur Sebag. Dans de courts chapitres le peut-être sérial killer ou le psychopathe parle à la première personne et nous donne d’infimes indices qui interpellent le lecteur et l’impliquent dans l’enquête.

Je ne vais rien dire sur le ravisseur, peut-être un sérial killer ou un psychopathe comme je l’ai dis plus haut, ou bien peut-être un « simple » ravisseur, de peur de dévoiler ce qui ne devrait pas l’être.
Je voudrais juste dire que ce personnage et assez troublant et l’on ressent pour lui des sentiments équivoques et contradictoires.

Gilles Sebag soit assumer son rôle d’interlocuteur privilégié du ravisseur mais aussi son rôle de mari dont la femme semble s’éloigner. Il doit aussi faire face à son rôle de père dont les enfants grandissent et veulent prendre leur envole.

J’ai noté cette phrase qui résume bien dans quel état d’esprit ce trouve Gilles Sebag et qui m’a touchée

« Les enfants grandissent, s’éloignent. Il n’y a rien de plus normal. Ils ont leur vie à faire. Sans lui « Petit à petit, l’oiseau fuit son nid ». Léo et Séverine n’avaient plus besoin de leur père, ils étaient sevrés. Pas lui. C’était douloureux. Comme un divorce »

l’auteur


Philippe GEORGET :



Philippe GEORGET est né en 1963 quelques jours après la mort de Kennedy, sans qu’il n’y ait apparemment de rapport ! Bien plus tard,il opte pour le journalisme (radio, presse écrite et télévision), et poursuit aujourd’hui sa carrière du côté de France 3. Dans ce premier roman, du style, Philippe Georget en a, ça ne fait aucun doute !


source http://polar.jigal.com/

Le târ de mon père – Yasmine Ghata

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Résumé (fnac.com)
A la mort de Barbe Blanche, son fils Hossein hérite du târ qu’on se transmet dans sa famille de génération en génération. Mais l’instrument lui résiste, refusant de libérer les accords mystiques qui font la gloire des musiciens d’Iran. Sous ses doigts, il ne semble plus qu’un morceau de bois sans sève. Avec son jeune frère Nur, Hossein décide alors de se rendre à la ville d’Ardabil, où le meilleur luthier de la région pourra changer les cordes du târ et, peut-être, le faire revenir à la vie. Ils trouvent une cité terne et grise. On y porte le deuil de Mohsen, joueur de târ lui aussi, aveugle et saint, dont les notes magiques faisaient couler les ruisseaux, fleurir les arbres, guérir les malades, et qu’on a retrouvé assassiné. Inconsolable et hostile, la population fait prisonniers les deux jeunes garçons. Mais quel crime ont-ils donc commis ? Ils ignorent que Barbe Blanche, musicien laborieux, était jaloux du génie divin de Mohsen. Ils ignorent que leur mère a connu les deux hommes, à l’époque où ils étaient condisciples. Ils ignorent que le târ reçu en héritage est souillé du sang d’un meurtre.

Mon avis : Cet auteur écrit peu mais ses deux romans sont des petits bijoux. Yasmina Ghata écrit divinement bien, c’est de la poésie, du conte, du velours. « Le târ de mon père » c’est la mort, l’amour, la musique qui transcende la vie. Un livre à lire absolument tout comme « la nuit des calligraphes ».

Ma note 10/10

Les ères de Wethrïn – la guerre de l’aube tome 2 -Laurent Genefort

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Présentation de l’éditeur (source amazon.fr)
D’inspiration résolument orientale, le monde de Wethrïn est le cadre d’une fantasy atypique et
véritablement dépaysante. Laurent Genefort promène Alaet, son personnage fétiche, entre les palais des Califes et les ruelles des Souks depuis une dizaine de romans pour lecteurs de tous âges. Le voleur de Karnab, mélange de Cugel et de Sinbad le marin, est ainsi devenu un personnage incontournable de la jeune fantasy francophone, laissant son souvenir à quiconque partage l’une de ses aventures… C’est tout particulièrement vrai dans  » les Eres de Wethrïn « , où notre héros, mêlé à une quête dont il se soucie peu, se verra en définitive contraint de déployer des trésors de ruse et d’habileté pour en surmonter les épreuves.

Mon avis
Je trouve parfois les cycles de fantasy un peu trop long lorsqu’il y a plus de trois ou quatre tomes. Et bien là j’aurais bien qu’il y ait un troisième tome pour que la psychologie des personnages soient un peu plus approfondie. Tout est un peu trop rapide dans ces deux tomes, il manque un petit quelque chose, une trilogie aurait peut-être permis d’étoffer un peu plus les personnages.
Ceci dis, j’ai passé un excellent moment complètement immergé dans le monde de Wethrïn et j’ai quitté à regret les protagonistes. Il y a du suspense pour rendre l’histoire captivante, de la magie, certains personnages sont particulièrement attachants d’autres totalement odieux !
Un auteur que je relirais très probablement.

Ma note : 8/10