L’échappée – Valentine Goby

éditions folio

257 pages

Quatrième de couverture

Nous marchons, suivies par la foule, têtes rasées parmi les décombres de l’avenue janvier, de la rue Saint-Hélier dévastée, criblée de béances et d’immeubles en ruine, pendant des semaines c’étaient des gravats enchevêtrés de poutres, de meubles brisés, chambres, cuisines, salles à manger réduites en poussière, éclats de verre, j’imagine que c’était comme ça, tout est déblayé et vide maintenant, je trébuche sur des souvenirs que je n’ai pas, les bombardements ont eu lieu sans moi, j’étais terrée dans un couvent mais je sais tout, ils m’ont lait ce que la guerre leur a fait.

Mon avis

Une bonne lecture même si je m’attendais à ce que le sujet soit traité autrement, plus accès sur le après-guerre. Mais l’écriture de cette autrice belle, très belle, un régal à lire. Elle s’est traduire par les mots et tout en finesse tout un panel de sentiments, une très belle écriture.
On suit Madeleine avec tristesse et émotion car l’on sait la honte et l’humiliation qu’elle devra subir…
Chaque livre de Valentine Goby me touche profondément, chaque livre est une pépite.
Si vous ne connaissez pas cette autrice n’hésitez pas à la lire.

Jusqu’à ce que la mort nous unisse – Karine Giebel

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éditions Pocket 604 pages

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Quatrième de couverture

La montagne ne pardonne pas. Vincent Lapaz, guide solitaire et blessé par la vie, l’apprend aujourd’hui à ses dépens : la mort vient de frapper, foudroyant un être cher. Simple accident ? Vincent n’en croit rien : la victime connaissait le parcours comme sa poche. C’est un meurtre. Avec l’aide d’une jeune gendarme, Vincent mène l’enquête, de crevasses en chausse-trapes, déterrant un à un les secrets qui hantent cette vallée. Et Lapaz non plus n’est pas du genre à pardonner…

Mon avis

Après avoir lu la moitié du livre j’ai eu un peu peur d’être déçue par ce Giebel mais heureusement il n’en est rien. Ce livre est moins thriller que les autres romans que j’ai lu de cet auteur c’est pour cela que j’avais peur d’être déçue au fil des pages et même si j’ai bien aimé il n’est pas mon préféré, il en fallait un et c’est celui là !

Rien à dire ce l’écriture, comme d’habitude c’est très agréable à lire, un très bon rythme et Karine Giebel a un don exceptionnel pour rendre certains de ses personnages hyper attachants, la « magie » opère à chaque fois.

 

 

Un paquebot dans les arbres – Valentine Goby

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Editions Acte Sud

266 pages

Lu dans le cadre des Matchs de la rentrée littéraires 2016 Priceminister que je remercie grandement.

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Quatrième de couverture

Au milieu des années 1950, Mathilde sort à peine de l’enfance quand la tuberculose envoie son père et, plus tard, sa mère au sanatorium d’Aincourt. Cafetiers de La Roche-Guyon, ils ont été le coeur battant de ce village des boucles de la Seine, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.
Doué pour le bonheur mais totalement imprévoyant, ce couple aimant est ruiné par les soins tandis que le placement des enfants fait voler la famille en éclats, l’entraînant dans la spirale de la dépossession. En ce début des Trente Glorieuses au nom parfois trompeur, la Sécurité sociale protège presque exclusivement les salariés, et la pénicilline ne fait pas de miracle pour ceux qui par insouciance, méconnaissance ou dénuement tardent à solliciter la médecine.
À l’âge où les reflets changeants du fleuve, la conquête des bois et l’insatiable désir d’être aimée par son père auraient pu être ses seules obsessions, Mathilde lutte sans relâche pour réunir cette famille en détresse, et préserver la dignité de ses parents, retirés dans ce sanatorium – modèle architectural des années 1930 –, ce grand paquebot blanc niché au milieu des arbres.
Mon avis

Une très bonne lecture mais une lecture presque douloureuse tellement c’est triste. Ce n’est pas la tristesse qui est réellement présente mais plutôt la fatalité, la fatalité de la vie qui fait dire que « la vie n’est pas un long fleuve tranquille ».  Mathilde et sa famille sont heureux, ni riche ni pauvre mais tout simplement heureux, le bonheur est là. Puis la maladie du père va tout faire basculer, les mauvais choix, la faute à pas de chance.

Sincèrement on a mal pour eux, cette lecture rend triste et vous met le moral à zéro, ce fût en tout cas ce que j’ai ressenti. Donc il vaut mieux avoir un bon moral pour lire ce roman. On ne peut aussi qu’admirer le courage et l’opiniâtreté de Mathilde.

Et là je me dis que l’auteur est un excellent auteur parce qu’elle réussi à nous immerger dans son livre auprès de la Mathilde et de sa famille. On se sent propre de chacun d’eux.

 

Un excellent roman et le reflet d’une époque.

Faust – Goethe

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éditions Librio

154 pages

Quatrième de couverture

MÉPHISTOPHÉLÈS : – Je veux ici m’attacher à ton service, obéir sans fin ni cesse à ton moindre signe ; mais, quand nous nous reverrons là-dessous, tu devras me rendre la pareille. FAUST – Le dessous ne m’inquiète guère ; mets d’abord en pièces ce monde-ci, et l’autre peut arriver ensuite. Mes plaisirs jaillissent de cette terre, et ce soleil éclaire mes peines ; que je m’affranchisse une fois de ces dernières, arrive après ce que pourra. Je n’en veux point apprendre davantage. Peu m’importe que, dans l’avenir, on aime ou haïsse, et que ces sphères aient aussi un dessus et un dessous. MÉPHISTOPHÉLÈS – Dans un tel esprit tu peux te hasarder : engage-toi ; tu verras ces jours-ci tout ce que mon art peut procurer de plaisir ; je te donnerai ce qu’aucun homme n’a pu même encore entrevoir.

Mon avis

Une bonne lecture, j’ai vraiment apprécié. Par contre je me dis que quelqu’un qui lit Faust sans savoir que cet homme là vend son âme au diable pour retrouver la jeunesse et bien ce quelqu’un là aura du mal à comprendre l’histoire parce que c’est dit à demi mot…ou bien de façon trop subtile !!!

Willow Hall – Mina M – Cécile Guillot

Willow-Hall

éditions du Chat Noir
Auteur : Cécile Guillot

Illustratrice : Mina M.

collection : Graphicat

Sortie : novembre 2015

Nombre de pages : 48

ISBN : 979-10-90627-85-7

 

 

Un grand merci aux éditions du Chat Noir  editions-chat-noir-L-N6e3tJ

 

Quatrième de couverture

Willow Hall… Les murs semblent me chuchoter des prières que je ne comprends pas… Les ombres s’allongent, chaque coin paraissant cacher quelque monstre à l’affut… Tout ici n’est que ténèbres et désespoir. La fillette dont je dois m’occuper reste plongée dans un silence indifférent. Elle est parfois entourée d’étranges papillons sortis de je ne sais où… créatures magnifiques mais qui m’arrachent à chaque fois un frisson involontaire.

Mon avis :

J’ai fini ce livre depuis un bon moment, je l’ai lu dès réception mais j’ai oublié de publier ma chronique, ma courte chronique (par manque de temps mais le principal est dit !!)  que voici :

Ce livre est une merveille dès qu’on le voit, les illustrations sont magnifiques que ce soit un niveau des couleurs choisis qu’au niveau des dessins, un très bel objet donc. Un bel objet qui prend vit avec les personnages du livres, une excellente histoire et une belle écriture. J’ai un beau coup de coeur pour Willow Hall que je vous recommande fortement.

Les morsures de l’ombre – Karine Giebel

9782266181365

éditions Pocket

299 pages

Quatrième de couverture

Elle est belle, attirante, disponible. Il n’a pas hésité à la suivre pour prendre un dernier verre.
À présent il est seul, dans une cave, enfermé dans une cage. Isolé. Sa seule compagnie ? Sa séductrice et son bourreau. Et elle a décidé de faire durer son plaisir très longtemps. De le faire souffrir lentement.
Pourquoi lui ? Dans ce bras de fer rien n’est dû au hasard. Et la frontière entre tortionnaire et victime est bien mince…

« Un roman glaçant, qui ferait passer le Misery de Stephen King pour un roman d’ados ! »Bien dans ma vie !

Prix SNCF du polar français, Prix Intramuros et Prix du festival international du Roman noir

 

Mon avis

Les morsures de l’ombre est mon quatrième roman de Karine Giebel et là comme les autres j’ai adoré. Ce roman est un thriller mais pas que…enfin si c’est surtout un thriller, un excellent thriller mais comme dans les précédents il y a quelque chose en plus, quelque chose qui vous fait monter les larmes aux yeux et qui fait qu’on oublie pas le livre même plusieurs mois après l’avoir fini.
Cette auteur est un génie, ça plume a une puissance phénoménale pour faire vibrer le lecteur et rendre ses romans totalement addictifs ! Et la fin de ce roman…
Vraiment il faut que vous le lisiez et au plus vite !
Le prochain que je lirais sera Jusqu’à ce que la mort nous unisse et je sais par avance que ça sera du très bon c’est obligé !

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Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part – Anna Gavalda

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Editions J’ai lu

156 pages

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Quatrième de couverture

«Quand j’arrive à la gare de l’Est, j’espère toujours secrètement qu’il y aura quelqu’un pour m’attendre. C’est con. J’ai beau savoir que ma mère est encore au boulot à cette heure-là et que Marc n’est pas du genre à traverser la banlieue pour porter mon sac, j’ai toujours cet espoir débile.»

Les personnages de ces douze nouvelles sont pleins d’espoirs futiles, ou de désespoir grave. Ils ne cherchent pas à changer le monde. Quoi qu’il leur arrive, ils n’ont rien à prouver. Ils ne sont pas héroïques. Simplement humains. On les croise tous les jours sans leur prêter attention, sans se rendre compte de la charge d’émotion qu’ils transportent et que révèle tout à coup la plume si juste d’Anna Gavalda. En pointant sur eux ce projecteur, elle éclaire par ricochet nos propres existences.

Mon mini avis

« Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » de Anna Gavalda, un livre qu’on m’a donné et qui était depuis X temps dans ma PAL. Lire du Gavalda ne me disait rien, en l’ouvrant je m’attendais à lire quelque chose de bien mou, bien niais, barbant pour pas dire autre chose !!!

Et là grosse, très grosse surprise ! il s’agit de nouvelles (ça je le savais) mais je ne m’attendais pas à lire des « trucs » pareil, très surprise et très agréablement surprise.